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Author: mairie.argut

Je t’attends…… Printemps

Je t’attends…… Printemps

Printemps, pourquoi tardes-tu

J’attends tellement ta venue

De ton absence la nature,

A triste figure

A des kilomètres à la ronde

Les végétaux se morfondent ;

Ils en ont assez de dormir

Ils voudraient reverdir.

Au loin, la montagne majestueuse

Est bien malheureuse.

Certes ses pics enneigés

Lui donnent une certaine beauté ;

Mais elle préfèrerait

Un autre attrait.

Car sous la neige durcie

Tout est sans vie.

Elle se sent abandonnée

Elle est si peu fréquentée !

Parfois sur des sommets escarpés

Quelques gibiers égarés

Passent sans s’arrêter

Les arbres dénudés

Commencent à se lamenter.

Avec les frimas de l’hiver

Ils ne sont pas très fiers

Lorsque les flocons se collent sur leur peau gelée

Tous leurs membres tremblent pour se réchauffer.

Dans les airs, le silence

Beaucoup d’oiseaux sont en vacances ;

Ceux qui sont restés, subsistent

Sous leurs ailes, tristes.

« Sans toi c’est la désolation,

« Alors viens vite nouvelle saison

« Nous réchauffer de tes étincelants rayons

« Qui dès leur naissance embellissent les environs »

Grégoire Sere

Hommage à Gregoire Sere

Hommage à Gregoire Sere

Voici un poème de Grégoire à propos de l’ Ascale de Rimbat

« L’ASCALE »

Lorsque j’arrive à l’ASCALE,

J’y fais une petite escale.

Sur la bruyère, je m’assieds

Et, contemple, muet,

Le panorama merveilleux

Qui s’étale devant mes yeux.

C’est un coin de paradis

Il est tellement joli.

Là, les montagnes, jouent aux quatre coins

En se lançant des regards coquins.

Les sapins accrochés à leurs cous

Les parent mieux que des bijoux.

En bas, la Garonne se prélasse nonchalante

En traversant la plaine verdoyante.

A l’orée du bois, le canal, nouveau-né

Dors bercé, par un vent léger.

Au loin, blotti au creux de la vallée

FOS, lève le nez avec fierté.

En dessous l’intarissable ruisseau

Tient de bruyants propos

En continuant sa course effrénée.

Il joue à cache-cache sous les noisetiers.

A mes pieds, le sentier sinueux

Coule des jours heureux ;

En se faufilant entre les rochers.

Il s’éclipse sous une haie ombragée.

En face, la colline parsemée de fleurs

S’étire avec langueur.

Je ne puis m’empêcher de rêver,

En m’extasiant devant une telle beauté.

Un tout petit morceau des Pyrénées !

Que j’ai toujours aimé !

Monographie

Monographie

La Description de la commune d’Argut-Dessous a été rédigée le 10 juin 1886 par Monsieur Lagaillarde, instituteur public.
Ce texte fait partie de ces enquêtes locales que de nombreux maîtres d’école du XIXᵉ siècle réalisaient pour dresser un portrait détaillé des communes rurales françaises après la mise en place des grandes réformes administratives et scolaires de la Troisième République.

Ce document constitue un témoignage exceptionnel du monde rural pyrénéen de la fin du XIXᵉ siècle : il décrit avec une précision topographique, économique et humaine la vie quotidienne d’un petit village de montagne — ses terres, ses ressources, ses habitudes, son langage, ses croyances et ses difficultés.
On y perçoit à la fois la rigueur de l’observation d’un instituteur de son temps et la sensibilité d’un témoin attaché à son pays.

Outre sa valeur historique et patrimoniale, ce texte éclaire plusieurs phénomènes majeurs de l’époque :

  • la transition entre une économie paysanne autarcique et une France en voie d’industrialisation ;
  • la dépopulation des montagnes par l’émigration des jeunes ;
  • la lente pénétration des idées modernes : système métrique, école laïque, transformation des pratiques agricoles.

À travers son regard attentif et parfois ironique, M. Lagaillarde livre un véritable instantané du monde rural pyrénéen en 1886, où se mêlent observation géographique, critique sociale et attachement sincère à la vie villageoise.